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Ruptures de stock et disponibilité des contraceptifs

Indicateurs 10 à 11


Les ruptures de stock font référence à l’indisponibilité temporaire de produits de planification familiale dans un établissement de santé ou un magasin de produits de santé où ils sont censés être disponibles.


Les ruptures de stock ont un impact sur la prévalence contraceptive et le choix des méthodes, et la réduction des ruptures de stock des contraceptifs est une mesure critique du succès de FP2020. Les indicateurs des ruptures de stock de FP2020 ont été adoptés en 2015 après un processus consultatif mené par la RHSC qui a entraîné l’harmonisation de différentes méthodes de mesure des ruptures de stock. Les indicateurs de FP2020 reflètent la disponibilité des produits de planification familiale au niveau de l’établissement à un moment donné (le jour de l’enquête) et mesurent les ruptures de stock par méthode (Indicateur 10), ainsi que les ruptures de stock pour une gamme de méthodes (Indicateurs 11a et 11b). 21 On constate une amélioration des données sur les ruptures de stock au niveau des établissements. Toutefois, ces données ne sont toujours pas disponibles pour la majorité des pays FP2020. On prévoit que le nombre de pays capables de signaler des ruptures de stock chaque année continue d’augmenter grâce aux enquêtes sur les établissements menées par l’UNFPA et PMA2020, et grâce aux systèmes d’information de santé habituels.22


Que savons-nous sur les ruptures de stock par méthode ?

Le nombre de pays pour lesquels nous disposons de données sur l'Indicateur de base 10 (Tableau d'estimations 10), le pourcentage des établissements en rupture de stock de chaque type de méthode de contraception offerte au jour de l’enquête a plus que doublé, par rapport à l’année dernière, lorsque nous avons émis des rapports relatifs à cet indicateur pour la première fois, et est passé de 14 pays l’année dernière à 30 pays cette année. Cette amélioration s’explique principalement par la réalisation des enquêtes de l’UNFPA Supplies dans plus de pays.


Malgré ces augmentations, de nombreux pays FP2020 manquent de données et peu de pays sont capables de surveiller les ruptures de stock régulièrement au niveau de l’établissement. Le tableau ci-dessous présente le pourcentage d’établissements en rupture de stock par pays et par méthode offerte. En général, les ruptures de stock semblent moins fréquentes pour les trois méthodes les plus fréquemment offertes au niveau primaire (préservatifs, pilules et contraceptifs injectables) que pour les autres méthodes. Les ruptures de stock en orange (indiquant que les établissements sont en rupture de stock des méthodes les plus fréquemment utilisées dans le pays), sont particulièrement préoccupantes. En Tanzanie, par exemple, où les contraceptifs injectables représentent près de 40 % des méthodes utilisées, 28 % des établissements sondés ont signalé qu’aucun contraceptif injectable n’était disponible au jour de l’enquête. Les ruptures de stock des LARC, y compris les DIU et les implants, sont restées élevées dans certains pays, malgré les efforts réalisés pour augmenter leur disponibilité. En général, les méthodes qui sont moins demandées (y compris les préservatifs féminins, la stérilisation féminine et masculine et les contraceptifs d’urgence) sont associées aux taux de rupture de stock les plus élevés. Pour régler le problème constant des ruptures de stock, les gouvernements et les partenaires doivent surmonter les difficultés qui se posent au niveau de l’approvisionnement et de la chaîne d’approvisionnement des produits de santé. De plus, ils doivent renforcer les systèmes des informations pour permettre de surveiller les stocks et d’effectuer des rapports, ainsi que de prendre les mesures nécessaires pour éviter les ruptures de stock au niveau de l’établissement, le tout de façon opportune.




En 2015, huit pays ont rapporté des données pour les Indicateurs de base 11a et 11b (Tableau d'estimations 11), le pourcentage des établissements à différents niveaux (primaire, secondaire ou tertiaire) qui ont une gamme minimale de méthodes modernes de contraception en stock pour les clients à une date donnée. C’est le double du nombre de pays de l’année dernière. Les enquêtes de l’UNFPA Supplies fournissent des informations à ce sujet pour la première fois.



Selon les résultats, aucun des pays qui disposaient de données n’avait au moins trois méthodes en stock disponibles dans ses établissements de soins de santé de niveau primaire interrogés au moment de l’enquête. Le Kenya (94 %) et la Côte d’Ivoire (92 %) étaient les deux pays ayant le pourcentage le plus élevé d’établissements de soins de santé primaires qui disposaient d’au moins trois méthodes modernes disponibles. Les établissements de soins de santé de niveaux secondaire et supérieur présentent une large gamme de méthodes disponibles. Deux pays, le Togo et le Burkina Faso, ont indiqué que 100 % de ces établissements disposaient d’au moins cinq méthodes modernes en stock au jour de l’enquête.


21. Les ruptures de stock de méthodes permanentes, y compris la stérilisation des hommes et des femmes, se réfèrent aux méthodes nécessaires pour effectuer ces procédures.

22. Les enquêtes sur les établissements de l’UNFPA sont représentatives au niveau national et englobent à la fois le secteur public et le secteur privé. Les enquêtes de PMA2020 se limitent aux établissements surveillés dans la zone d’échantillonnage pour les enquêtes auprès des ménages. Cette zone est sélectionnée pour être représentative au niveau national. Les systèmes de routine au Zimbabwe et au Bangladesh enregistrent les informations concernant le secteur public uniquement, tandis que les systèmes de routine au Népal et au Kenya enregistrent également une partie des informations sur le secteur privé.

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