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Groupe d’organisateurs

Le Groupe d’organisateurs de l’initiative FP2020 comprend : la Fondation Bill & Melinda Gates, le Département pour le développement international du gouvernement du Royaume-Uni, le Fonds des Nations Unies pour la population et l’Agence américaine pour le développement international.

Fondation Bill & Melinda Gates

La planification familiale est un élément important de la mission de la Fondation Bill & Melinda Gates. La fondation travaille sans relâche pour assurer que chaque dollar utilisé pour la planification familiale contribue à la mission de FP2020, qui représente une étape importante pour réaliser l’ODD de l’accès universel aux contraceptifs d’ici 2030. En 2015, la Fondation Gates a investi 147,9 millions USD dans la planification familiale. Elle est ainsi restée sur la bonne voie pour atteindre ses engagements financiers FP2020.


La stratégie et la théorie du changement relatives à la planification familiale de la Fondation Gates veillent à offrir un accès équitable à des services de planification familiale de qualité, en investissant dans des programmes et des activités de plaidoyer qui œuvrent ensemble pour accélérer ces efforts.


En ce qui concerne les programmes, la fondation adopte une vision d’équité pour tous ses investissements. Lancé en 2016, The Challenge Initiative illustre cette approche. Ce programme incite les pays à répliquer une suite d’interventions efficaces, appropriées au niveau local et évolutives visant à atteindre les femmes et les jeunes filles les plus pauvres dans des villes d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud. Actuellement, ce programme est actif en Inde et au Nigéria, ainsi que dans d’autres centres régionaux en Afrique de l’Est et de l’Ouest, couvrant d’autres pays. De la même façon, la Fondation Gates augmente le montant qu’elle consacre au financement d’organisations de franchise sociale pour accroître la portée des programmes de planification familiale. La fondation continue de donner beaucoup d’importance à un programme cofinancé : l’Implant Access Program. Ce projet vise à élargir les options de méthodes utilisées qui sont proposées aux femmes et jeunes filles, en augmentant l’accès aux implants, une option de planification familiale qui était auparavant moins accessible. La fondation travaille également avec les pays pour inclure la notion de droits dans les plans nationaux et pour financer le travail visant à générer des preuves sur la mise en œuvre des programmes fondés sur les droits au niveau des établissements.


Au niveau du plaidoyer, la Fondation Gates a réitéré ses efforts d’assistance aux partenaires en matière de plaidoyer dans les pays pour augmenter leurs efforts de plaidoyer nationaux et infranationaux dans 10 pays (Bangladesh, Burkina Faso, Inde, Indonésie, Kenya, Nigéria, Ouganda, République démocratique du Congo, Sénégal et Tanzanie). Entre novembre 2015 et juillet 2016, le projet Advance Family Planning a permis plus de 49 réussites découlant de politiques et de financements, via son réseau de pays prioritaires, de partenaires et ses réseaux de plaidoyer africains. Au cours de la même période, il a enregistré 9,9 millions USD de nouveaux engagements financiers pour la planification familiale aux niveaux national et infranational dans 15 pays. Ces activités sont importantes, en particulier au niveau infranational, dans les pays où la décentralisation signifie que les décisions de budget et de politiques sont aujourd’hui prises au niveau local.


La Fondation Gates continuera de privilégier les activités de plaidoyer en faveur de la responsabilisation, en axant davantage ses efforts sur le renforcement de la volonté politique, la coordination mondiale entre les partenaires clés et les engagements des pays eux-mêmes pour soutenir les programmes de planification familiale. Un aspect de ce plaidoyer consiste à accroître le recours à la voix de la fondation. En juin 2016, Melinda Gates et le directeur exécutif de l’UNFPA, Babatunde Osotimehin, ont mené un voyage conjoint au Kenya pour créer un moment de responsabilisation panafricaine à la moitié de l’échéance de FP2020 et présenter le Kenya comme un exemple de réussite. Ils se sont réunis avec des responsables gouvernementaux, des donateurs et des personnes influentes clés pour encourager une plus grande collaboration et soutenir la prise de décisions fondée sur les données. Les discussions ont, en grande partie, porté sur1) l’importance de l’engagement du gouvernement envers la planification familiale, 2) l’opportunité critique d’atteindre les jeunes et de leur offrir des services volontaires, 3) l’implication des hommes et des leaders religieux en tant que défenseurs de la cause et 4) les avantages sanitaires et économiques plus étendus de la planification familiale.

La Fondation Gates continue de se concentrer sur le développement de nouvelles technologies, comme les contraceptifs injectables à plus long terme, les implants biodégradables, les méthodes à très long terme et les systèmes de distribution novateurs. L’objectif de l’initiative Contraceptive Technology est de dépasser les obstacles qui s’opposent à l’utilisation de la contraception grâce à des avancées dans la technologie de distribution et le développement de produits novateurs pour les groupes d’utilisatrices prioritaires, notamment : 1) les femmes qui ne veulent plus avoir d’enfants, 2) les femmes qui n’utilisent pas les méthodes disponibles en raison de leurs effets secondaires et 3) les adolescentes et les jeunes femmes. La fondation soutient également le lancement de nouveaux produits, en particulier DMPA SubQ d’Uniject (connu sous le nom de Sayana Press). Il s’agit de créer des preuves pertinentes pour développer de nouvelles plateformes ou technologies de distribution.


Assurer l’accès des adolescentes et des jeunes à la contraception est un domaine d’activité important. La Fondation Gates promeut les investissements visant à soutenir le développement d’approches novatrices pour améliorer la santé sexuelle et reproductive des adolescentes et des jeunes. La fondation est entrée en partenariat avec la Lancet Commission pour développer la Lancet Commission on Adolescent Health and Wellbeing (Commission Lancet sur la santé et le bien-être des adolescents), qui a été lancée à Londres, Washington, Seattle et à Copenhague dans le cadre de Women Deliver. Début 2016, la Fondation Gates est entrée en partenariat avec la Fondation du fonds d’investissement pour l’enfance (Children’s Investment Fund Foundation) pour lancer Adolescents360 (A360), un investissement consacré au développement d’approches axées sur les jeunes pour accroître l’utilisation volontaire de contraceptifs par les adolescentes en Éthiopie, au Nigéria et en Tanzanie. Cet investissement de 30 millions USD sur quatre ans permettra non seulement de toucher des centaines de milliers de nouvelles utilisatrices volontaires de contraceptifs modernes, mais également de lancer une nouvelle façon de concevoir les programmes de santé sexuelle et reproductive des adolescentes pour qu’ils soient très performants et applicables à grande échelle. Il s’agira d’une méthode de conception axée sur les utilisatrices et se fondant sur une étude développementale et anthropologique.


La Fondation Gates a également développé ses investissements pour tester les interventions qui retardent la première naissance et réduisent les taux de fécondité chez les adolescentes. La fondation est entrée en partenariat avec la Packard Foundation, l’USAID, l’UNFPA, Save the Children, Ford et l’Organisation mondiale de la Santé pour la Global Early Adolescent Study (GEAS), une étude repère qui offre une opportunité unique de comprendre l’impact des normes de genre sur les résultats en matière de santé sexuelle et reproductive des adolescentes. La GEAS fournira aux personnes sur le terrain des informations importantes sur les très jeunes adolescentes et sur les interventions qui ont un impact sur leurs résultats en matière de santé, de développement et d’autonomisation à long terme.


Photo : 2008 Saurabh Mittal

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Gouvernement britannique

En 2015, le gouvernement britannique a réaffirmé son soutien fort à la planification familiale via sa déclaration d’engagement « d’œuvrer pour garantir que les personnes qui le souhaitent peuvent avoir accès à la planification familiale ». Le Royaume-Uni reste absolument déterminé à atteindre son propre objectif qui consiste à offrir la contraception moderne volontaire à 24 millions de femmes supplémentaires d’ici 2020, contribuant ainsi à la réalisation de l’objectif mondial qui est d’atteindre 120 millions de femmes supplémentaires. En mars 2015, le Royaume-Uni était parvenu à atteindre 9,9 millions de femmes supplémentaires, ce qui l’a mis sur la bonne voie pour atteindre ses objectifs. Au cours des dernières années, le Royaume-Uni a dépassé son engagement financier FP2020 en matière de dépenses liées à la planification familiale. À l’avenir, on s’attend à ce qu’il reste sur la bonne voie et atteigne ou dépasse son engagement de 180 millions GBP par année.


Le Département pour le développement international (DFID) du Royaume-Uni continuera d’obtenir des résultats via l’association de programmes nationaux (environ 17 pays mettront en œuvre des programmes axés sur la santé reproductive durant la prochaine période de financement), des programmes nationaux et le soutien multilatéral. Le DFID reste le plus grand donateur du programme UNFPA Supplies et est le deuxième plus grand fournisseur de contraceptifs au monde après l’USAID.


Le DFID offre une aide technique et financière active aux coalitions mondiales axées sur l’amélioration de l’accès aux contraceptifs et de la distribution de ceux-ci, y compris le Secrétariat FP2020, la Coalition pour les produits de santé de la reproduction et le Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant. Le DFID s’aligne également sur le Mécanisme de financement mondial et cherche à garantir que tous les aspects de la gamme des soins de la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et des adolescents (RMNCAH), y compris la planification familiale, sont représentés.


DLe DFID a contribué à la création et à l’adoption des nouveaux Objectifs mondiaux lors de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre 2015, et s’est assuré que l’on accorderait une grande importance à la lutte contre l’inégalité des genres et au souhait de « n’abandonner personne ». La plupart des programmes de planification familiale du DFID sont axés sur les plus pauvres. Ils comprennent notamment un programme de bons au Pakistan et un ciblage géographique spécifique des zones rurales pauvres au Malawi.

En septembre 2015, le DFID a hébergé un Sommet des jeunes, durant lequel des jeunes britanniques et étrangers ont discuté des moyens de contribuer à façonner l’avenir. Permettre aux adolescentes d’exiger et d’avoir accès à des services de planification familiale volontaire de qualité est un objectif qui gagne toujours en importance pour le DFID. Plus de la moitié des programmes présentent en effet des aspects qui sont spécifiquement destinés aux adolescentes.


De 2012 à 2016, le projet Scaling Up Family Planning (Développer la planification familiale) mené en Zambie a atteint 73 070 utilisatrices supplémentaires âgées de 15 à 19 ans. Lorsqu’il entrera dans sa deuxième phase, ce programme visera notamment : à mieux utiliser les données pour améliorer l’accès des adolescentes à la planification familiale (par ex., analyse secondaire de l’EDS et d’autres données pour identifier et aborder les « zones sensibles » en ce qui concerne la grossesse à l’adolescence/le mariage précoce) ; à renforcer la coopération et la coordination multisectorielles entre les ministères du gouvernement pour supprimer les obstacles à l’accès des jeunes à la planification familiale et à promouvoir un environnement favorable ; et à établir des cliniques accueillantes pour les jeunes offrant des services de santé sexuelle et reproductive aux adolescentes.


Malgré certaines réussites en ce qui concerne les jeunes en Éthiopie, le taux des adolescentes ayant un besoin non satisfait reste élevé. Entre 2011 et 2015, le DFID a investi 18 millions GBP pour accroître l’accès aux produits de santé reproductive, et une partie du programme est spécialement destinée aux jeunes. L’initiative a porté sur des étudiants dans les universités et les écoles supérieures, ainsi que sur les jeunes vivant dans des villes urbaines ou semi-urbaines, grâce à des conseils entre pairs et des activités de divertissement (poèmes, musique et pièces de théâtre) pour améliorer les connaissances sur la planification familiale et les infections sexuellement transmissibles.


Au Ghana, le DFID finance un programme de santé sexuelle et reproductive des adolescents (SSRA) mené dans deux régions et coûtant 17 millions GBP, qui vise à améliorer les connaissances des adolescents sur la reproduction et augmenter leur recours à ces services. Au Nigéria, le DFID soutient l’accès aux produits de planification familiale (y compris pour le groupe d’âge des adolescents) via l’UNFPA.


Le DFID continue à défendre fermement la place des droits et de l’autonomisation au centre de tous les efforts de FP2020. Il travaille également avec les partenaires dans ses programmes nationaux pour assurer qu’il existe des protections contre la contrainte et la discrimination.

Photo : Jonathan Torgovnik

Reportage : Getty Images

Fonds des Nations Unies pour la population

Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) travaille dans plus de 150 pays et territoires qui hébergent la grande majorité de la population mondiale. Il s’agit du chef de file des agences de l’ONU en ce qui concerne l’objectif de créer un monde dans lequel toutes les grossesses sont désirées, tous les accouchements sont sans danger et le potentiel de tous les jeunes est exploité. Guidé par le Programme d’action de 1994 de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), l’UNFPA entre en partenariat avec les gouvernements, la société civile et d’autres agences pour faire progresser sa mission. En 2015, l’UNFPA a joué un rôle de leader pour l’intégration du Programme d’action du CIPD, y compris le dividende démographique et la planification familiale dans l’Agenda pour le développement durable de 2030.


L’UNFPA a consacré 341 millions USD, ou 42,7 % de ses ressources, à la planification familiale en 2015 (par rapport à 40,7 % en 2014). Cette estimation (qui illustre la nature transversale de la planification familiale en ce qui concerne les différents domaines de travail couverts par le mandat de l’UNFPA) couvre toutes les dépenses qui sont impliquées dans les efforts de planification familiale. Ce montant a été obtenu grâce aux contributions de base (92,2 millions USD) et aux contributions volontaires (248,8 millions USD). Notons qu’un montant de 155 millions USD (ou 45 % des dépenses totales de l’UNFPA pour la planification familiale) du total des contributions volontaires a été obtenu via l’UNFPA Supplies. Ce fait souligne l’importance que joue l’UNFPA Supplies en tant que mécanisme clé pour répondre à l’objectif FP2020. Il met également en évidence l’impact qu’un manque de financement du programme peut avoir sur la réalisation de cet objectif.


En tant que membre du groupe d’organisateurs de FP2020, l’UNFPA est totalement impliquée dans le soutien et la direction des efforts de FP2020 aux niveaux national et mondial. L’UNFPA travaille en étroite collaboration avec les gouvernements pour assurer que les engagements nationaux sont appuyés par des politiques et stratégies nationales et disposent des financements adéquats. L’UNFPA a directement soutenu le développement d’un plan d’action national budgétisé (PANB) pour la planification familiale dans différents pays. De plus, en 2016, l’UNFPA a travaillé avec le gouvernement du Zimbabwe pour développer un PANB sur la planification familiale.

Au niveau national, les représentants de l’UNFPA agissent en tant que points focaux de FP2020, en coordonnant les points focaux représentant le gouvernement et les autres agences et en aidant à mener les activités de FP2020. En 2016, les points focaux de l’UNFPA ont participé aux ateliers de points focaux régionaux de FP2020 en Asie, en Afrique anglophone et en Afrique francophone. Les bureaux de pays de l’UNFPA ont également joué un rôle actif dans les ateliers de consensus de données de FP2020, en examinant les données de planification familiale avec les gouvernements et les autres parties prenantes.


Le fonds thématique UNFPA Supplies continue de fournir une aide intensive à 46 des 69 pays cibles de FP2020. En 2016, le programme a déjà fourni à ces pays des contraceptifs d’une valeur totale de 85 millions USD (en date du 1er août). Cette quantité est suffisante pour atteindre plus de 15 millions d’utilisatrices et peut permettre d’éviter environ 7,7 millions de grossesses non désirées, 22 000 décès de mères, 145 000 décès d’enfants et 2,7 millions d’avortements, dont des avortements à risque (2,4 millions). On estime à 320 millions USD les économies potentielles des familles et des nations sur les coûts de soins de santé directs (pour la grossesse et l’accouchement). (Les impacts éventuels ont été estimés grâce à l’Outil Impact 2 de Marie Stopes International [MSI]. Les résultats indiqués ici correspondent aux impacts des services selon leur durée de vie et non aux impacts annuels, la mesure utilisée dans le reste du rapport.) L’UNFPA Supplies aide également les pays à renforcer leurs systèmes de santé pour garantir qu’une gamme de contraceptifs est disponible aux femmes et aux adolescentes, en particulier dans les populations désavantagées.


L’UNFPA s’engage à continuer de consacrer des investissements accrus à la planification familiale fondée sur les droits. Elle entend également renforcer les données sur la planification familiale, développer les capacités des pays en ce qui concerne la gestion de la chaîne d’approvisionnement et l’offre de services de planification familiale de qualité à tous, en particulier les adolescentes et les jeunes. L’UNFPA continuera également de former des partenariats de planification familiale forts pour tous les ODD, en exploitant les ressources de la planification familiale aux niveaux mondial et national et en renforçant la responsabilisation pour la planification familiale à travers l’UNFPA.

Agence américaine pour le développement international

En tant que principal donateur bilatéral de la planification familiale au monde, l’Agence américaine pour le développement international (USAID) s’engage à aider les pays à répondre aux besoins de planification familiale et de santé reproductive de leurs habitants. Depuis plus de cinq décennies, les efforts de l’USAID visent à permettre aux couples de décider s’ils souhaitent avoir des enfants ou non, quand et à quelle fréquence, un facteur vital pour favoriser des familles, des communautés et des nations saines et prospères. Le leadership de l’USAID a fait progresser la conversation mondiale au sujet de la planification familiale et a renforcé les programmes pour un meilleur accès à la contraception moderne à travers le monde. Les approches novatrices de l’Agence ont donné vie à l’une des meilleures histoires de réussite de l’aide étrangère durable.


En tant que partenaire fondateur de FP2020, l’USAID soutient l’objectif de partenariat d’atteindre 120 millions de femmes et de jeunes filles supplémentaires dans les pays les plus pauvres du monde et de leur fournir des contraceptifs, des services et des informations sur la planification familiale volontaire d’ici 2020. La majorité (près de 80 pour cent) des femmes visées par FP2020 vivent dans des pays assistés par l’USAID. Répondre aux besoins de ces femmes aujourd’hui (et construire des systèmes efficaces pour répondre à leurs besoins futurs) permettra à l’USAID et à FP2020 d’atteindre leurs objectifs de planification familiale et de santé reproductive, et en fin de compte donnera à plus de femmes et de jeunes filles les moyens de contribuer pleinement aux progrès économiques, sociaux et politiques de leurs pays.


Offrir un plus grand choix de méthodes et améliorer l’accès aux contraceptifs

Offrir un plus grand choix de méthodes et assurer que les femmes ont accès à une large gamme d’options de contraceptifs signifie que plus de femmes sont susceptibles de trouver une méthode qui réponde le mieux à leurs besoins et corresponde le mieux à leur mode de vie. Lors de l’année fiscale 2015, l’USAID a fourni des contraceptifs à court terme et à long terme et des préservatifs d’une valeur de 116 millions USD. Mis au point par l’USAID, le Rapport de suivi de la planification des approvisionnements suit l’état des stocks et des envois de contraceptifs pour 47 programmes des secteurs privé et public dans 33 pays, ce qui augmente la visibilité des données relatives aux produits pour la prise de décisions par les gouvernements et les donateurs. Depuis le lancement du programme en 2008, les ruptures de stock dans les réserves médicales centrales ont diminué de manière drastique, passant de 14 % à 6 %.


Global Health Supply Chain, le nouveau projet de l’USAID dont la valeur s’élève à 9,5 millions USD, porte principalement sur le renforcement des chaînes d’approvisionnement menées par les pays, le développement de la capacité locale et l’amélioration de la visibilité des données pour faciliter la distribution opportune des produits de santé essentiels (y compris ceux liés à la planification familiale) en les suivant jusqu’au dernier kilomètre.


L’USAID continue également de soutenir et de financer la recherche et les approches novatrices destinées à créer de nouvelles méthodes de contraception et à améliorer celles qui existent actuellement. Une nouvelle méthode de contraception barrière pour les femmes, le diaphragme SILCS, a reçu une autorisation de commercialisation de la FDA (Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux) en 2014 et est désormais disponible dans 26 pays sous le nom de marque Caya™. Grâce à sa conception « taille unique », il n’est plus nécessaire d’effectuer des examens pelviens pour les ajuster, et les cliniques n’ont plus besoin de stocker différentes tailles. Le lancement de ce produit est planifié dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne.

Renforcer la responsabilisation des pays

Les principes de durabilité sont à la base des interventions de l’USAID visant à accélérer les progrès dans chaque pays. L’USAID vise à renforcer la responsabilisation des pays et l’environnement politique pour la planification familiale au niveau national, y compris les concertations avec les gouvernements et les partenaires de la société civile pour donner la priorité aux investissements consacrés aux services de planification familiale.

Par exemple, l’USAID a soutenu la création de plans d’action nationaux budgétisés (PANB) dans 16 pays, y compris des plans récemment terminés en Éthiopie, au Ghana et en Ouganda. L’USAID fournit de l’aide technique pour assurer que les PANB sont développés via un processus consultatif et participatif qui renforce la responsabilisation des parties prenantes et augmente la capacité technique au sein du ministère de la Santé pour soutenir la mise en œuvre et l’adaptation futures des plans. Les PANB mis au point avec l’aide technique de l’USAID ont conduit à des augmentations significatives des dépenses nationales consacrées à la planification familiale. On remarque notamment la création de nouvelles lignes de budget pour les produits au Niger et en Mauritanie et un doublement du budget pour les produits de santé reproductive (qui atteint alors 9,3 millions USD) en Zambie. En partenariat avec FP2020, l’USAID a soutenu la création d’une série d’outils et de ressources pour appuyer le développement et l’exécution des PANB. Il s’agit notamment d’outils pour estimer en détail les coûts de la stratégie selon les activités et pour analyser d’éventuelles lacunes de financement, à savoir la différence entre les ressources disponibles et celles qui sont nécessaires pour mettre en œuvre le plan tel qu’il a été imaginé, ce qui peut encourager une nouvelle mobilisation de ressources.


Changer les comportements via des stratégies de changement social et comportemental

Dans de nombreux contextes, les connaissances, les attitudes et les comportements concernant la planification familiale sont influencés par des normes sociales et culturelles qui dissuadent souvent les personnes d’utiliser des services de planification familiale.


Par exemple, l’USAID soutient deux évaluations importantes d’interventions de changements normatifs liées à la planification familiale et destinées aux jeunes. Les deux études, qui sont toutes deux menées dans la République démocratique du Congo, étudient l’impact des interventions portant sur les normes de genre et visant à atteindre les adolescents et les jeunes adultes dans les écoles et les communautés religieuses. L’USAID soutient également la création et l’évaluation d’un outil novateur appelé mHealth pour préparer et encourager les individus et les couples à parler des méthodes de contraception avec leur professionnel de la santé. L’outil contient une série d’exemples courts de scénarios possibles (d’environ deux minutes chacun) par téléphone, ainsi que des informations supplémentaires et des questions, pour aider les individus à communiquer avec leurs partenaires, à penser à d’autres questions et à se préparer avant leur consultation sur la planification familiale.


Un autre projet de l’USAID se base sur une approche (qui pourrait être adaptée à plus grande échelle) visant à promouvoir les attitudes et les comportements équitables à l’égard des genres, ce qui entraîne une réduction de la violence de genre et une augmentation du recours à la planification familiale par les adolescentes. Cette stratégie se fonde sur une perspective concernant tous les stades de la vie et implique la mise en œuvre d’interventions adaptées aux groupes d’âge cibles. Les recherches révèlent que le recours à la planification familiale a augmenté de 10 % chez les couples récemment mariés/parents qui ont été exposés à l’approche. Les adolescents exposés à l’approche étaient également plus susceptibles de penser que les hommes et les femmes sont égaux, à raison de 11 %.

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