Recherche
Ressources
Contribuer et partager
Accueil
Menu
Recherche

Mobiliser les ressources


La mobilisation des ressources financières nécessaires au fonctionnement des services de planification familiale (pour les 300 millions de femmes et de jeunes filles qui utilisent des contraceptifs aujourd'hui et pour les 390 millions que nous souhaitons atteindre d'ici 2020) est une mesure importante des progrès de FP2020.


Une part importante du financement des services et des produits de planification familiale provient des gouvernements donateurs. La Kaiser Family Foundation a analysé les financements bilatéraux octroyés à la planification familiale par les donateurs et révèle que, pour la première fois depuis 2012, ces financements n'ont pas augmenté.


Les fondations privées apportent également des ressources importantes. Celles qui se sont engagées auprès de FP2020 communiquent des mises à jour annuelles qui décrivent leurs programmes et leurs activités de financement. Selon ces rapports, il est estimé que les fondations engagées ont investi environ 190 millions USD en 2015 pour soutenir la planification familiale, ce qui les place au même niveau que les principaux pays donateurs.4


Mais les fonds des donateurs ne représentent qu'une partie des dépenses de services de planification familiale. Le rapport de cette année présente les nouvelles estimations des dépenses de planification familiale totales dans les pays FP2020, selon différents secteurs, y compris les donateurs, les consommateurs et les gouvernements nationaux.

Financements alloués par les gouvernements donateurs à la planification familiale en 2015 : Analyse préliminaire de la Kaiser Family Foundation


2015 marque la quatrième édition de l'analyse annuelle des financements alloués à la planification familiale par des gouvernements donateurs de la Kaiser Family Foundation.5 Après des augmentations constantes depuis le Sommet de Londres de 2012, le montant des financements des activités de planification familiale bilatérales par des gouvernements donateurs6 est resté fondamentalement au même niveau en 2015 en termes réels (après ajustement des effets des fluctuations des taux de change et de l'inflation). Cependant, dans la devise USD actuelle, les financements de 2015 (1,3 milliard USD) s'élevaient à 6 % de moins que le niveau de 2014. La réduction des financements dans la devise USD était en grande partie due à un ensemble complexe de facteurs, principalement l'appréciation du dollar américain, mais aussi les réelles réductions des financements de plusieurs donateurs. En même temps, 7 des 8 gouvernements donateurs décrits ici qui ont pris des engagements lors du Sommet de Londres sont en bonne voie pour respecter ces engagements.

Cette analyse se fonde sur les données de 29 gouvernements qui étaient membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et du Comité d'aide au développement (CAD) en 2015 et avaient rendu compte de l'Aide publique au développement (APD) au CAD.



RÉSULTATS CLÉS DE 2015


En 2015, des gouvernements donateurs ont fourni 1,3 milliard USD à des programmes de planification familiale bilatéraux et ont contribué aux ressources de base du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) à une hauteur de 392 millions USD.


Financement bilatéral :

  • Le montant de 1,3 milliard USD, qui a été octroyé par les donateurs en 2015, représente une diminution de 6 % (-88,6 millions USD), par rapport à 2014 (1,4 milliard USD). Il s'agit essentiellement d'un retour au niveau de 2013 (1,3 milliard USD). C'est la première fois, depuis que l'on a commencé ce travail de surveillance, que les financements ont diminué.
  • Cette baisse est en grande partie due à l'appréciation du dollar américain et à la dépréciation de la plupart des autres devises des donateurs qui en résulte. Par exemple, dans leur devise d'origine, cinq donateurs (Allemagne, Danemark, France, Pays-Bas et Suède) ont augmenté leurs investissements et un donateur (Canada) a maintenu le même niveau. Les financements des trois donateurs (Australie, Norvège et Royaume-Uni) ont diminué dans leur devise d'origine. Lorsque l'on envisage la situation comme s'il n'y avait pas eu de fluctuations du taux de change, les financements de 2015 correspondent fondamentalement à ceux de 2014.
  • Les États-Unis ont alloué les financements bilatéraux les plus importants à la planification familiale en 2015. Ce montant s'élève à 638 millions USD, ce qui représente plus de la moitié (47 %) des financements bilatéraux. Le Royaume-Uni arrive en deuxième position des donateurs bilatéraux (269,9 millions USD, 20 %), suivi des Pays-Bas (165,8 millions USD, 12 %), de la France (68,6 millions USD, 5 %) et de la Suède (66,0 millions USD, 5 %).
  • Les tendances récentes au niveau des financements des gouvernements donateurs pour la planification familiale sont largement influencées par les deux donateurs les plus importants, les États-Unis et le Royaume-Uni, qui ont apporté environ les deux tiers des financements totaux au cours de la période. Les augmentations totales des financements pour la planification familiale en 2013 et 2014 étaient dues, en grande partie, aux augmentations des montants octroyés par ces deux donateurs. En 2015, alors que les financements américains restaient au même niveau et que les financements du Royaume-Uni diminuaient, les financements totaux en planification familiale diminuaient.


Progrès par rapport à la réalisation des engagements FP2020 :

  • 8 des 10 donateurs décrits dans cette analyse ont pris des engagements lors du Sommet de Londres de 2012 sur la planification familiale : l'Allemagne, l'Australie, le Danemark, la France, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède. Les estimations provisoires indiquent que 7 d'entre eux sont sur la bonne voie pour réaliser leurs engagements : l'Allemagne, le Danemark, la France, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède. L'Australie avait fait des progrès au cours des années précédentes. Cependant, en raison des diminutions récentes, elle doit augmenter ses financements de façon significative si elle souhaite respecter son engagement.

*En 2016, le gouvernement de l’Allemagne a renouvelé son engagement initial de 2012. Pour voir le nouvel engagement, consultez familyplanning2020.org/germany.

Contributions des donateurs à l'UNFPA :

  • En plus des déboursements bilatéraux des gouvernements donateurs pour la planification familiale, qui comprennent des contributions autres que des contributions de base à l'UNFPA pour les projets de planification familiale tels que décrits par le donateur. Les donateurs ont également contribué aux ressources de base de l'UNFPA, qui sont censées être utilisées pour les activités de programmes (planification familiale, population et développement, VIH/sida, genre, santé et droits sexuels et reproductifs) et le soutien opérationnel.
  • En 2015, les donateurs ont apporté 392 millions USD aux ressources de base de l'UNFPA. Il s'agit encore une fois d'une diminution de 80 millions USD par rapport au niveau de 2014 (472 millions USD). Comme pour le financement bilatéral, une grande partie de cette diminution peut être attribuée à l'appréciation du dollar américain. En réalité, lorsque l'on effectue des évaluations dans leur devise d'origine, tous les donateurs décrits ont essentiellement maintenu leurs contributions aux ressources de base de l'UNFPA au même niveau que l'année précédente, à l'exception du Danemark, qui a augmenté ses financements.
  • En 2015, l'UNFPA a dépensé un montant que l'on estime à 341 millions USD (ou 42,7 % de ses ressources) dans la planification familiale. On estime que 92 millions USD (des 341 millions USD) proviennent des ressources de base (les ressources devant être utilisées par l'UNFPA pour des activités de programme et le soutien opérationnel) et que 249 millions USD proviennent de ressources non principales (ressources réservées à des activités de programme spécifiques).
  • Parmi les gouvernements donateurs décrits, la Suède a fourni la plus grande contribution de base à l'UNFPA en 2015 (57,4 millions USD), suivie de la Norvège (55,6 millions USD), des Pays-Bas (39,7 millions USD) et du Danemark (39,6 millions USD).7

Voir le rapport sur les Financements alloués par les gouvernements donateurs à la planification familiale en 2015 de la Kaiser Family Foundation

Note méthodologique :


Les données financières présentées dans cette analyse reflètent des déboursements, définis comme l'octroi de fonds à un destinataire, ou l'achat de biens et de services pour celui-ci. Elles proviennent de communications directes avec les gouvernements donateurs, d'une analyse des données primaires non traitées et du système de notification des pays créanciers (CRS) de l'OCDE. Les contributions de base de l'UNFPA ont été obtenues à partir des documents du Conseil exécutif.


Dans certains cas, il est difficile de séparer le financement bilatéral de la planification familiale des totaux généraux de la santé reproductive et maternelle, et les deux sont parfois représentés sous forme de totaux intégrés (le Canada, les États-Unis, la France, les Pays-Bas et la Suède ne séparent pas le financement de la planification familiale des totaux généraux de la santé reproductive et maternelle). En outre, les activités liées à la planification familiale financées dans le cadre d'autres secteurs de l'aide publique au développement (par exemple, l'éducation, la société civile) ne sont en grande partie toujours pas identifiées. Pour réaliser cette analyse, nous avons travaillé en étroite collaboration avec les principaux donateurs pour la planification familiale afin d'identifier, lorsque c'était possible, les financements destinés spécifiquement à la planification familiale dans d'autres secteurs (voir tableau annexe). Désormais, il sera important de renforcer les efforts pour surveiller le soutien apporté par les gouvernements donateurs à la planification familiale, pour que de tels financements soient identifiés au sein des autres catégories d'activités des systèmes financiers primaires.


Pour obtenir les données dans la devise du pays donateur, veuillez contacter les chercheurs.

Zoom sur l’Europe : analyse de Countdown 2030 Europe


Countdown 2030 Europe est un consortium de 15 grandes organisations non gouvernementales européennes dont le but est de faire avancer les droits de l’homme et d’accroître les investissements dans la planification familiale. Dans les pays européens et de concert avec les institutions européennes, Countdown 2030 Europe tient les donateurs à rendre des comptes pour leurs engagements politiques et financiers afin de réaliser l’accès universel à la santé reproductive et régler le problème du besoin non satisfait de planification familiale.


TENDANCES ET DÉVELOPPEMENTS : CERTAINS DONATEURS EUROPÉENS

Les donateurs européens ont conservé une approche ferme et engagée de la politique relative à la santé sexuelle et reproductive et à la planification familiale (SSR/PF). Ce soutien fort a été un facteur clé pour assurer que la SSR/PF figure en bonne place dans l’Agenda pour le développement durable de 2030. Un certain nombre de pays doivent bientôt publier de nouvelles politiques et stratégies qui comporteront des approches renforcées de la SSR/PF. Financièrement, le tableau est contrasté avec l’adoption ou l’augmentation d’engagements notables, ainsi qu’un nombre de pays signalant des diminutions ou des stagnations des financements. Cependant, malgré ce tableau financier contrasté, le cadre politique concernant la SSR/PF reste fort et, dans l’ensemble, le financement de la SSR/PF continue d’évoluer.


Mises à jour concernant le contexte politique pour les preneurs d’engagement européens de FP2020


Allemagne: En mai 2016, le gouvernement a annoncé un renouvellement de son engagement envers FP2020. Il inclut un financement minimum de 514 millions EUR jusqu’en 2019 pour la SSR/PF (il est probable que 25 % des financements bilatéraux de l’Allemagne soient consacrés à la planification familiale, selon les priorités nationales des partenaires). Il comprend également les contributions liées à la RMNCAH de l’Allemagne pour le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ainsi que le soutien financier de l’UNFPA et de l’IPPF.


Danemark : Malgré l’engagement politique fort du Danemark envers la SSR/PF, le budget de l’État danois de 2016 laisse entendre que l’Aide publique au développement (APD) sera soumise à des restrictions budgétaires, y compris en ce qui concerne le soutien apporté à l’UNFPA. Toutefois, le gouvernement a confirmé son engagement envers la SSR/PF et en automne 2016, une nouvelle stratégie sur l’aide humanitaire et l’APD sera négociée.


France : La première loi de développement a été adoptée en 2014, avec des mentions précises de la SSR/PF. L’Agence française de développement a soutenu une Stratégie de santé en juin 2015, et une Stratégie sur la population/SSR/PF devait être publiée par le ministère des Affaires étrangères en octobre 2016.


Institutions européennes : L’engagement des institutions européennes envers la SSR/PF est clairement reflété dans le nouveau Plan d’action des genres européen pour 2016–2020. En avril 2016, la Commission européenne a annoncé qu’elle fournirait des financements supplémentaires à hauteur de 20 millions EUR pour améliorer l’approvisionnement de produits de santé reproductive et de services de planification familiale de qualité. Cette déclaration a suivi des engagements de financements similaires fin 2015 pour mettre fin au mariage des enfants (6 millions EUR), à la mutilation génitale féminine/l’excision (11 millions EUR) et à la sélection du sexe (2 millions EUR).


Norvège : La Norvège défend fermement l’importance de la SSR/PF depuis longtemps. Elle figure aussi parmi les donateurs principaux de l’UNFPA. En mai 2016, le ministère des Affaires étrangères s’est engagé à consacrer 150 millions NOK de plus (15 868 871 EUR) annuellement à la SSR/PF. La Norvège est l’un des pays à l’origine du Mécanisme de financement mondial et s’est engagée à hauteur de 600 millions NOK (63 473 296) par an. Le rapport entre les deux engagements n’est pas clair pour l’instant.


Pays-Bas : Dans leurs politiques, les Pays-Bas restent fidèles à leur position de défenseurs de longue date de la SSR/PF. La proportion de l’APD consacrée à la SSR/PF s’élevait à 5,2 % en 2014 et 5,1 % en 2015. Jusqu’à aujourd’hui, le budget de la SSR/PF n’a pas été affecté par les restrictions budgétaires de l’APD. Les élections prochaines de 2017 entraînent une certaine incertitude quant aux prochains engagements ou renouvellements d’engagements.


Royaume-Uni : Depuis le Sommet de Londres de 2012, les éléments suivants figure parmi les priorités de politiques et de financements précis : mariage précoce des enfants, mutilation génitale féminine/excision, importance de l’accès des jeunes aux contraceptifs et utilisation de la SSR/PF en cas d’urgence. En juillet 2016, le gouvernement britannique a connu un changement de leadership après le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne. On ignore quels seront les domaines de priorité à l’avenir, mais les signes précoces semblent indiquer que l’on continuera à considérer la SSR/PF comme une priorité.


Suède : L’engagement de la Suède envers la SSR/PF reste fort, et la SSR/PF est un domaine de priorité au sein de la coopération de développement internationale suédoise. Malgré les problèmes existant au niveau des allocations financières et de l’utilisation de l’APD pour couvrir les coûts nationaux d’une crise humanitaire et de réfugiés, le gouvernement suédois a clairement indiqué vouloir protéger l’aide budgétaire accordée à la SSR/PF.


Mises à jour sur le contexte politique pour d’autres donateurs européens


En plus des donateurs européens mentionnés ci-dessus qui ont pris les engagements envers FP2020, d’autres donateurs européens contribuent à la création d’un environnement politique de la SSR/PF favorable en Europe pour gérer le besoin non satisfait de planification familiale à l’échelle mondiale.

  • Les engagements de la Belgique envers la SSR/PF ont augmenté en 2014 et 2015. Plus de la moitié des dépenses totales pour la santé contribuent à la santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile (RMNCH).
  • Espagne : Après avoir connu d’importantes coupes budgétaires de près de 70 % depuis le début de la crise économique, le budget de l’APD de 2015 a connu une légère augmentation. L’incertitude politique qui régnait à l’approche des récentes élections générales a cependant empêché toute nouvelle élaboration de politiques.
  • Finlande : La Finlande défend fermement depuis longtemps la SSR/PF, bien que de récentes coupes budgétaires de l’APD ont entraîné une diminution du financement de l’UNFPA d’environ 40 % (13 420 000 EUR).
  • Irlande : L’incertitude politique qui entoure les élections générales en Irlande et au Royaume-Uni après le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne a conduit à des restrictions au niveau de la prise ou du développement d’engagements de financement pour le moment.
  • Suisse : La SSR/PF appartient à trois domaines de santé stratégiques principaux en Suisse. L’augmentation des donations de la Suisse à l’UNFPA observée en 2014 a également été observée en 2015.

Pour en savoir plus, voir la fiche d’info de Countdown 2030

Estimer les dépenses pour la planification familiale


Combien dépensons-nous pour la planification familiale dans les pays FP2020 aujourd'hui ? Combien devons-nous dépenser pour atteindre notre objectif de permettre à 120 millions de femmes et de jeunes filles de plus d'utiliser des contraceptifs modernes d'ici 2020 ?


Ces deux questions sont évidemment liées. La première aborde le maintien des niveaux actuels des services de planification familiale pour la base existante des utilisatrices (qui s'élève désormais à 300 millions de femmes et de jeunes filles). La deuxième aborde ce qu'il faut faire pour augmenter cette base et qu'elle passe de 300 millions à 390 millions (le nombre total d'utilisatrices visé par l'objectif de FP2020). (On recensait 270 millions d'utilisatrices de méthodes modernes de contraception en 2012. On y a déjà ajouté 30 millions, ce qui signifie qu'il faut encore en atteindre 90 millions.)


Toutefois, il est difficile d'estimer les dépenses totales en planification familiale, en raison du nombre de secteurs impliqués : les donateurs internationaux, les gouvernements nationaux, les ONG et les consommateurs qui dépensent leur propre argent. Idéalement, des informations sur les dépenses doivent être disponibles pour tous les pays FP2020. Cependant, ces données ne sont actuellement pas disponibles.

QUE POUVONS-NOUS AMÉLIORER ?
Créer de meilleurs mécanismes de surveillance pour évaluer les dépenses (au sein des pays, par secteur et pour différentes composantes des programmes de la planification familiale) et pour identifier clairement les ressources supplémentaires qui sont nécessaires.

Track20 et un groupe d'experts réunis sous le nom de Family Planning Expenditure Tracking Advisory Group ont développé une approche de l'estimation des dépenses pour la planification familiale. Ce travail repose sur des données mondiales relatives au financement des donateurs (qui proviennent de la Kaiser Family Foundation), sur des informations spécifiques à chaque pays relatives aux dépenses des gouvernements nationaux et des ONG (qui proviennent du projet de surveillance des ressources mené par l'UNFPA et l'Institut interdisciplinaire démographique des Pays-Bas [NIDI]) et des estimations des dépenses personnelles des consommateurs mises au point par Track20. On estime les dépenses totales pour la planification familiale dans les pays FP2020 en 2014 à 2,7 milliards USD (voir tableau). Les dépenses des consommateurs représentent la majeure partie (51 % du total) et les ressources du gouvernement national arrivent en deuxième place (24 %). Les financements provenant de donateurs internationaux comptent pour 17 % du total.


Il ne s'agit néanmoins que d'estimations. Le secteur de la planification familiale a besoin de meilleurs mécanismes de surveillance pour évaluer les dépenses (au sein des pays, par secteur et pour différentes composantes des programmes de la planification familiale) et pour identifier clairement les ressources supplémentaires qui sont nécessaires.

La durabilité à long terme du financement de la planification familiale sera possible, en fin de compte, grâce à de plus grandes dépenses nationales des gouvernements. Diverses actions sont menées pour surveiller ces dépenses. La rubrique concernant l'Indicateur de base 12 traite de ce travail et des défis impliqués dans l'estimation des dépenses des gouvernements au niveau national.



5. Aux fins de cette analyse, les dépenses bilatérales pour la planification familiale représentent les financements spécifiquement octroyés par les gouvernements donateurs à la planification familiale telle que définie par le CAD de l'OCDE (voir méthodologie), et comprennent : les projets de planification familiale indépendants ; les contributions spécifiques à la planification familiale pour les organisations multilatérales (par exemple, les contributions destinées à l'UNFPA Supplies) ; et, dans certains cas, les projets qui incluent la planification familiale dans le cadre d'activités relatives à la santé reproductive plus larges.

6. Les gouvernements donateurs incluent les membres du CAD de l'OCDE uniquement.

7. En 2015, la Finlande, qui n'est pas directement présentée dans cette analyse, a fourni la 5e contribution de base la plus importante (38 millions USD) à l'UNFPA, et était suivie des États-Unis (30,8 millions USD).

Chapitre :